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Belle Histoire n°15 : Réhumaniser nos quartiers : Comment conjuguer humain et urbain ?

#Bonnes Pratiques #Expérimentation

Conviviale, productrice, inclusive, durable, fédératrice, solidaire… Vous aussi, vous vous demandez comment rendre nos villes plus désirables ? Si s’échapper des centres urbains pour vivre au vert en fait rêver plus d’un, particulièrement depuis les confinements épisodiques où chacun a vu s’intensifier le besoin de lien social, de sens et de grand air, d’autres travaillent au quotidien à réhumaniser nos grandes métropoles par des projets d’innovation sociale ! Vie de quartier, réseaux solidaires de proximité, relance de l’artisanat et de la production locale, développement de circuits courts, lieux de rencontre et de culture… De l’initiative locale à la démarche globale, nombreux sont les acteurs de la ville qui s’engagent pour permettre à chacun de se réapproprier l’espace, de l’adapter à ses besoins et de simplement fabriquer le territoire à l’image de ses habitants ! 

 

Pour cette 15ème Belle Histoire, nous vous emmenons à la rencontre de 5 projets qui œuvrent, chacun à leur manière, à transformer la ville pour la rendre plus attrayante au quotidien. Partez à la rencontre des foncières solidaires Bellevilles et Base Commune, de la manufacture des imaginaires What Time is I.T., de la coopérative d’artisans La Fabrique de la Goutte d’or soutenue par Paris Habitat et enfin de la ressourcerie de la Mine. Bonne lecture !

Se réapproprier les lieux en friche pour les revitaliser   

 

Photo : Le PHARES, Ile-Saint-Denis (93) @Salem Mostefaoui

Revitaliser les territoires en s’appuyant sur l’immobilier existant pour créer des lieux mixtes, entre logements, commerces, tiers-lieux et espaces d’activités. Voici la mission de Bellevilles, foncière responsable au service de projets à impact social et écologique. Bellevilles a répondu à l’appel d’Halage pour porter l'extension du bâtiment le PHARES sur l'Île-Saint-Denis, en privilégiant les acteurs de l'ESS et de l'Insertion à chaque étape. Il regroupe une 15aine de structures de l’économie sociale et solidaire. Et, psst ! Projet en cours dans le 20ème arrondissement de Paris: la Grande Coco s’implante dans une ancienne fabrique de fleurs en tissu pour devenir un tiers-lieu dédié à la transformation de la ville ! 

 

Photo : Renouvellement urbain du quartier Ivry-Port (94) @What Time is IT

Imaginer des lieux, se concerter, les tester : une manufacture d’imaginaires pour transformer nos récits en réalités urbaines ! L’agence What Time Is IT combine concertation entre les acteurs d’un territoire et test de projets en conditions réelles pour préfigurer et transformer nos futurs centres urbains. Concrètement ? L’agence travaille par exemple sur le projet de ZAC (Zone d’Aménagement Concerté) Ivry Confluences, pour laquelle elle imagine les futurs usages et développe la programmation avec les habitants et acteurs locaux. La structure a ainsi réactivé en urbanisme transitoire une ancienne miroiterie de 500 m2 afin d’en faire un support de médiation pour le projet urbain. 
 

Réenchanter les rez de ville avec l’artisanat local 

 

Image : @Base Commune

Utiliser les rez-de-chaussée inexploités pour redynamiser les quartiers en y implantant des projets à impact positif, c’est la genèse de la foncière solidaire Base Commune. En acquérant des locaux vacants et neufs en pied d’immeubles, la coopérative propose des loyers accessibles et progressifs. Parmi ses premières réalisations : la commercialisation pour le compte d’un acteur public de l’épicerie bio « Votre Terre » au cœur de Champigny-Sur-Marne ! Elle offre aux habitants du quartier l’accès à des produits bio en circuit court, à des prix raisonnables.  

 

Photo : @Made in goutte d'or

Etoffes, patrons, fils et machines à coudre : voilà des denrées qui ne manquent pas à la Goutte d’Or (18e) ! Entre façon haut de gamme, maroquinerie, sérigraphie, broderie et pièces de créateurs, tous les métiers sont rassemblés dans ce quartier pour en faire un véritable pôle d’artisanat local du Made-in-France. La coopérative de La Fabrique de la Goutte d’Or, rassemblant une centaine d’artisans couturiers du quartier, compte bien participer à la relocalisation de la production textile à Paris. Dans un esprit de solidarité et de partage de savoir-faire, celle-ci s’appuie sur des partenariats locaux pour développer son activité, notamment pour trouver des locaux de production. Certains artisans se sont ainsi vus prêter des locaux vacants par le bailleur social Paris Habitat, pour des périodes temporaires. Ce montage a, par exemple, permis d’héberger un atelier de confection semi-industriel de tee-shirts made in France dans le quartier pendant 2 mois. Une belle manière d’optimiser l’usage des bâtiments tout en développant la production locale !

Découvrez la vidéo de présentation de l'atelier mutualisé de la Goutte d'or par ici : https://www.youtube.com/watch?v=zmgc2kemgCA

 

Déployer des lieux de vie, de rencontres, de création 

 

Photo : @La Mine

Imaginez un lieu hybride, un lieu dans lequel on pourrait à la fois chiner des objets de seconde main revalorisés, apprendre à réparer son vélo, soutenir l’accompagnement de personnes éloignées de l’emploi, lutter contre l’obsolescence programmée en apprenant à réparer nos équipements numériques, retrouver son voisin autour d’un café (ou d’une bière) et même… aller voir notre groupe local préféré jouer en live ! C’est l’idée de la ressourcerie de la Mine à Arcueil (94), un tiers-lieu dédié au réemploi et à l’innovation sociale, lauréat des fabriques de territoire. Ce projet, comme son nom l’indique, propose un espace ressourcerie... MAIS PAS QUE ! Dans le but d’adapter au mieux l’espace disponible aux besoins des habitants, La Mine propose un fablab, une crêperie, un bar associatif mais également toute une programmation évènementielle vouée à la sensibilisation au réemploi et à l’insertion sociale. Un concept qui a du succès, si bien qu’un espace La Mine a ouvert ses portes dans la commune voisine, à Gentilly. Un beau projet qui préfigure une nouvelle manière de penser la ville : plus solidaire, plus circulaire et plus conviviale ! 

Découvrez la vidéo de présentation de La Mine par ici : https://www.youtube.com/watch?v=R5qJntRacIs


Cette 15ème Belle Histoire de l’Urban Lab est inspirée du dernier atelier métier intitulé “Innovation sociale : imaginer, construire et animer des quartiers plus désirables” que nous avons organisé le 21 octobre dernier pour nos partenaires. Nous sommes là pour vous aider à réfléchir et agir au sein de vos structures sur ces enjeux. Si vous souhaitez aller plus loin, n’hésitez pas à nous contacter !

 

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Des événements accessibles et inclusifs au service du vivre ensemble

D’après l’OMS, environ 25% de la population mondiale souffre aujourd’hui de troubles sensoriels, moteurs, cognitifs, mentaux... qu’ils s’agissent de seniors ou de personnes en situation de handicap, de façon temporaire, évolutive ou irréversible[1]. En France, l’INSEE estime à près de 13 millions le nombre de personnes en situation de handicap, soit près de 20% de la population active française[2]. Ces chiffres peuvent paraitre élevés, mais résultent du fait que 80% des personnes en situation handicap sont porteuses d’un handicap invisible (sensoriel, cognitif ou psychique)[3].

La confiance numérique adviendra-t-elle à l’ère de sa maturité ?

30 ans pour le web, 15 ans pour les smartphones, 6 ans pour la 4G. Le numérique sort de son adolescence pour entrer dans l’âge de la maturité. L’enfance était porteuse d’espoirs de sociétés plus transparentes et démocratiques, l’adolescence a connu des dérives avec l’émergence de multinationales qui ont fait leur grain de nos données personnelles. L’entrée dans la maturité est de bon augure pour l’instauration d’un numérique apaisé, plus ouvert, décentralisé et démocratique, que chacun peut se réapproprier. La sécurisation va de pair avec la souveraineté numérique, mais doit absolument être accompagnée d’une formation à une culture technique et à l’esprit critique pour tous. Par Loïc Dosseur, Directeur Général de Paris&Co.

 

 

Ancrons l'activité physique dans notre quotidien – Des solutions profitables à portée de main [Partie 2]

propulsé par Le Tremplin

Le mois dernier nous avions mis la lumière sur le constat alarmant du manque d’activité physique dans le quotidien des Français. Les études sont unanimes, la sédentarité s’enlise dans notre société. Pour la contrer, il nous semble nécessaire que l’ensemble des acteurs des territoires se mobilisent et se coordonnent afin de repenser la place de l’activité physique dans le quotidien des Français. Design actif, nudge, balades ludiques, gamification expérientielle… nombreux sont les outils à disposition des collectivités pour permettre la création d’aménagements favorisant la mise en mouvement et la mobilité des citoyens. 

Mais au-delà de repenser et retravailler les espaces publics, il nous parait également nécessaire de démystifier, en parallèle, le regard de la population face à l’activité physique. Outre la salle de sport et la pratique en club, il y existe de nombreuses autres manières accessibles et personnalisables, permettant à tous de rester actif au quotidien.