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Equipe Péligourmet

En bref

  • Date de création :

    18 août 2016
  • Date d'incubation :

    Décembre 2019
  • Fondateurs :

    Titouan Goenvec
  • Site internet :

    https://peligourmet.com/

Avec Péligourmet, les produits des meilleurs producteurs de France en bas de chez vous

En quelques mots, Péligourmet qu’est-ce que c’est ?

Péligourmet c’est un circuit court en ligne qui permet aux particuliers et aux professionnels de faire leurs courses en direct des meilleurs producteurs. Nous travaillons avec des fermes familiales, à taille humaine. Elles sont sélectionnées selon un cahier des charges précis, qui s’appuie sur les labels existants et sur des entretiens qualitatifs auprès des producteurs. Nous choisissons les produits en fonction de leur mode de production, leur impact sur l’environnement et bien sûr leur qualité gustative qui est un critère très important pour nous.

Être en circuit court, cela signifie que nous sommes le seul intermédiaire entre le producteur et le consommateur. C’est un terme à ne pas confondre avec les circuits locaux, puisque nous avons fait le choix de proposer des produits qui viennent de toute la France. Ce modèle est dans l’ADN de Péligourmet depuis sa création.

 Justement, comment est né Péligourmet ?

Péligourmet est partie d’une idée folle, celle de faire du covoiturage de produits régionaux. Lorsqu’un membre de la communauté partait en région, il partageait l’information avec les autres et leur rapportait des produits des petits producteurs qu’il connaissait.

Les producteurs se sont mis à nous contacter en direct et cela nous a poussé en prendre progressivement en charge la phase logistique. Maintenant, ils nous livrent directement dans nos entrepôts, via des transporteurs ou le plus souvent à l’occasion des tournées qu’ils faisaient déjà en banlieue parisienne. Certains producteurs s’organisent aussi pour mutualiser leurs trajets. Une fois les produits reçus, nous préparons les commandes et nous les distribuons, en tâchant autant que possible d’optimiser nos flux. Nous pouvons livrer nos clients chez eux partout en France avec Chronofresh, mais nous disposons également de 120 points relais en région parisienne, tous équipés en frais. Ils nous permettent de mutualiser la livraison du dernier kilomètre et offrent la possibilité à nos clients de récupérer leurs courses au moment qui les arrange.

Cette logistique semble représenter l’un des enjeux majeurs aujourd'hui dans la transformation des modes de distribution.

Effectivement, si la grande distribution reste le modèle dominant aujourd'hui, c’est notamment car elle est très efficace en termes de logistique, qui reste l’un des principaux freins pratiques à la mise en œuvre des circuits courts.

Une autre difficulté réside selon moi dans le fait qu’aujourd'hui, il y a beaucoup de consommateurs qui ne sont pas prêts à payer le vrai prix des produits alimentaires. Beaucoup d’agriculteurs peinent à vivre de leur métier en France : un tiers d’entre eux gagnent moins de 600€ par mois et de nombreuses exploitations agricoles sont subventionnées car elles doivent vendre leur production à perte. Cet état de fait a contribué à créer un référentiel de prix erroné, en diminution depuis les 30 dernières années. Or, lorsque l’on consomme en circuit court, le producteur peut rehausser sa marge, ce qui est d’autant plus important qu’il gère souvent de plus petites fermes, moins subventionnées. Avec Péligourmet, les producteurs gagnent par exemple 20% mieux leur vie que dans les circuits conventionnels.

Il faut donc changer le regard sur les produits alimentaires ?

Oui, et sur les habitudes quotidiennes aussi. Passer aux circuits courts implique de plus cuisiner, car il y a moins de produits transformés, ou à des prix plus élevés que dans la grande distribution. C’est une habitude que l’on a un peu perdue en France, surtout dans les grandes villes, et qui peut freiner les achats en circuit court. Aujourd'hui, ils représentent 7% du marché de la distribution en France : la marge de progression est énorme !

D’autant plus que la demande est forte, chez les consommateurs, mais aussi chez les professionnels de la restauration. Dans toute la France, nous rencontrons des restaurateurs qui considèrent que leur métier c’est le travail de transformation des ingrédients, mais aussi la mise en avant de produits de qualité, la défense d’une agriculture familiale, responsable de l’environnement et qui a du goût. Alors que la plupart d’entre eux travaillent avec des grossistes, Péligourmet leur donne accès à ces producteurs et à leur histoire, en gérant tout l’aspect logistique de la relation.

Depuis le démarrage de Péligourmet, y a-t-il des défis à relever qui t’ont particulièrement marqué ?

Justement, l’internalisation de la logistique en a été un. C’est un métier que nous n’avions pas très envie de faire au départ. Mais nous nous sommes rendu compte qu’il s’agissait d’un maillon clé pour assurer une qualité de service. Notre premier défi a donc été d’être capable de gérer cette logistique par nous-mêmes.

Nous avons également été confrontés à des défis spécifiques à la distribution de produits alimentaires en ligne. Nos clients ne peuvent pas voir, toucher, sentir les produits qu’ils vont acheter. Il faut que l’on réussisse à exprimer leurs qualités à partir de leur présentation sur le site. Nous contraignons aussi les consommateurs à sortir des habitudes d’achat instantanées puisque pour avoir des produits extrafrais et réduire le gaspillage, nous fonctionnons avec des précommandes qui permettent de n’acheter que le nécessaire aux producteurs. Aujourd'hui nos clients sont prêts à le faire car ils savent que derrière il y a une qualité de produits qu’ils ne trouveront pas ailleurs, justement car ils sont ultrafrais, fragiles et qu’ils ne se stockent pas sur de la longue durée.

Et quels sont les défis qui vous attendent dans les mois à venir ?

Nous croyons beaucoup aux points relais et nous souhaitons développer notre réseau, pour permettre à nos clients de retrouver leurs produits plus facilement.

Cette logique de développement, nous voulons aussi l’appliquer à notre offre. Si on veut bousculer le modèle de la grande distribution conventionnelle, il faut qu’on soit capables de proposer une gamme de produits suffisamment large pour faire de Péligourmet le lieu des courses quotidiennes.

Tout ça devrait nous permettre d’augmenter nos flux et donc aussi d’optimiser notre manière de travailler, y compris avec les producteurs, en ouvrant de nouvelles pistes de mutualisation des livraisons par exemple. C’est donc aussi une manière d’augmenter notre impact auprès d’eux.

Comment Smart Food Paris vous accompagne-t-il dans votre développement ?

Nous sommes dans une logique de croissance et nous avions besoin d’un lieu dynamique pour l’entreprise, où nous aurions des gens autour de nous qui vont de l’avant, progressent, grandissent. Nous bénéficions aussi d’un accompagnement sur toutes les problématiques qu’est amenée à rencontrer une entreprise qui veut faire de la croissance.

Nous voulions aussi intégrer une plateforme dédiée à la food. Nous sommes déjà en train de mettre en place des synergies avec certaines entreprises de Smart Food Paris. C’est un partage d’expériences très riche.

Votre portrait food, ce serait quoi ?

Si nous étions un plat, nous serions de la raclette ou une soupe, pour rester cohérents avec la saison et parce que le fromage cartonne en ce moment !

Si nous étions un ustensile, nous serions un couteau, car c’est indispensable.

Si nous étions un aromate ou une épice, nous serions du maceron. C’est un poivre un peu oublié, qui est cultivé du côté des marais salants. Ou sinon, du piment d’Espelette, AOP bien sûr.

Un restaurant à nous conseiller dans la métropole du Grand Paris ?

La Vierge de la Réunion tout près de Smart Food Paris (58 rue de la Réunion, 75020) ! Ils proposent de la cuisine française très bien travaillée et ont beaucoup recours au circuit court.

Retrouvez toutes ces adresses sur la carte Mapstr de Smart Food Paris !