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L’avenir de l’esport se joue-t-il sur mobile ? On décrypte !

Un nouveau type de compétitions commence à émerger : l’esport sur mobile ! 

L’esport est né dans les laboratoires des Universités les plus prestigieuses des Etats-Unis. En 1972, on jouait aux Intergalactic SpaceWar Olympics dans l’Artificial Intelligence Lab, soit la première compétition d’esport, sur ordinateur. Initialement loisir élitiste, l’esport (alors même qu’il ne portait pas ce nom) se démocratise à travers les bornes d’arcade dans la décennie qui suit pour enfin voir le jeu vidéo arriver dans les salons avec les consoles et ainsi devenir un loisir populaire, joué par toutes les générations. Un nouveau type de compétitions commence à émerger : l’esport sur mobile ! 

Selon une estimation de Game Track, le chiffre d’affaires de l’écosystème mobile était en augmentation de 28% par rapport à 2018 : un chiffre d’affaires de plus de 1230 millions d’euros, soit plus que le chiffre d’affaires de l’écosystème PC. Si l’on se recentre sur l’esport, le Baromètre 2020 de France Esports dévoile que la part de joueurs jouant sur mobile au moins une fois par semaine augmente fortement : pour les joueurs grand public, l’augmentation est de 5%, soit 57% des joueurs et pour les joueurs amateurs (comprenez ici les joueurs d’esport avertis), l’augmentation est de 10%, soit 53% !  

Face à cet engouement grandissant pour les jeux mobiles, les marques investissent. C’est le cas de Tencent qui mise depuis plusieurs années sur le jeu mobile. La firme chinoise a d’ailleurs promis d’investir dans les compétitions de Peacekeeper Elite. Outre Peacekeeper Elite, de nouveaux records sont battus à chaque grand événement réunissant des joueurs mobiles. PUBG Mobile a battu le record de la cagnotte la plus élevée sur un jeu mobile, soit 14 millions de dollars ! Plus besoin de présenter ce Battle Royale qui se pose en concurrent direct de Fortnite. Au-delà de ce prize pool record, la compétition a attiré un nombre important de viewers : 1,58 million, selon Esports Charts. L’esport mobile aurait donc bien un avenir. Si ce n’est en termes de compétitions, au moins en termes économiques. Les analystes du secteur prévoient en effet un développement considérable de cette pratique d’ici à 2025, mesurant également l’impact de la pandémie sur le jeu mobile. C’est donc le moment pour les marques d'élaborer une stratégie d’expansion commerciale dans ce domaine.  

L’investissement dans l’esport mobile interroge. Si bien que les géants du numérique ont décidé, pour certains, de miser dessus. Nous parlions de Tencent un peu plus haut, mais c’est aussi le cas d'Amazon qui a récemment dévoilé une application de partage de gameplay mobile : GameOn, avec une compatibilité pour plus de 1000 jeux. Les marques de smartphones commencent également à concevoir leurs téléphones spécifiquement pour le jeu mobile : Nubia, Asus, Xiaomi, Black Shark, Razer pour ne citer qu’eux. En parallèle, les sociétés de télécommunication telles que Qualcomm se lancent dans le bain de l’organisation des compétitions dans un pays très porteur d’un point de vue des technologies mobiles : l’Inde ! Pour la première fois, l’Inde va accueillir une compétition entièrement sur mobile : la SnapDragon Conquest.   

Mais plus que l’aspect économique, l’esport mobile pourrait révolutionner le secteur : nouvelles stratégies de jeu, nouvelles philosophies : plus besoin de ramener son PC pour jouer en compétition, un simple téléphone suffirait. Un élan de plus vers la démocratisation de l’esport. Preuve en est, les équipes créent de plus en plus de rosters dédiés au jeu mobile. Citons par exemple Team Liquid sur le jeu Free Fire ou encore le PSG qui a récemment été sacré champion du monde sur le jeu Brawl StarsUne nouvelle vision de l’esport pour plus de visibilité du secteur permettant une plus large démocratisation et une accessibilité accrue aux compétitions de jeux vidéo.