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Goshaba révèle le potentiel des candidats à l’emploi à la Ville de Paris

#Open Innovation #Startup

Une collectivité locale à l’origine d’une plateforme d’innovation. Si l’initiative est assez originale pour être soulignée, le choix de la thématique l’est d’autant plus. Avec la création de Rhizome, plateforme d’innovation dédiée à la transformation RH et à l’évolution du travail, la Ville de Paris a entamé une réflexion de fond sur l'innovation dans les ressources humaines et l’emploi. Première expérimentation avec la startup Goshaba : la recette pour bousculer des habitudes de recrutement et moderniser son image de recruteur public.

 

[Collaboration startup - grand groupe]

Décryptage avec Véronique Franck-Manfredo, déléguée à l’innovation RH au sein de la DRH de la Ville de Paris et Camille Morvan co-fondatrice de Goshaba, qui mise sur les sciences cognitives et la gamification pour accompagner les entreprises dans leur processus de recrutement.

 

Goshaba, c’est la rencontre du jeu vidéo et des sciences cognitives comme moyen de pré-qualification des candidats qui mesure leur savoir-faire et leur savoir-être. La startup, incubée chez Rhizome, la plateforme d’innovation dédiée aux RH de Paris&Co, a été fondée par Djamil Kemal et Minh Phan spécialistes en jeux vidéo et Camille Morvan, ancienne professeure en sciences cognitives à Harvard. « Goshaba utilise des tests scientifiques et les adapte afin d’évaluer le raisonnement des gens via des jeux vidéo et mesurer ainsi leurs compétences en terme de « profil job ». Les bénéfices sont un moyen de fluidifier le marché de l’emploi ou le process de recrutement pour l’employeur et du côté du candidat, le moyen de révéler son potentiel. C’est un outil créé pour rendre le recrutement plus juste », explique la fondatrice.

 

Travailler avec une startup pour moderniser le recrutement d’une collectivité

 

« La belle histoire commence à peine car nous menons une double expérimentation avec Goshaba », débute Véronique Franck-Manfredo. Le premier projet consiste à pré-recruter 700 animateurs de périscolaire, vacataires de la ville via l’application Goshaba. Entamée fin août avec la direction des affaires scolaires, cette première expérimentation vise à pré-recruter des animateurs en nombre suffisant avec des compétences attendues. « Ce que l’on porte par le biais de cette initiative, c’est bel et bien la modernisation et l’attractivité de la Ville de Paris, puisque à l’occasion du lancement des candidatures nous avons créé un site dédié, intégré au site paris.fr, afin de rendre l’expérience plus attractive, plus dynamique, agile et jeune ». L’objectif du site créé avec l’aide de Goshaba : donner envie de faire les jeux et les tests afin de se porter candidat. « Je l’ai testé, c’est hyper innovant, inhabituel, ludique et positif, car cela encourage les candidats », s’enthousiasme Véronique Franck-Manfredo. Un outil qui va de pair avec la capacité de modernisation des processus de recrutement de la ville.

 

Favoriser la mobilité interne et bousculer les habitudes

 

Deuxième volet de ce test avec la startup de Rhizome débutée en novembre : l’utilisation de Goshaba pour pré-recruter en interne et favoriser la mobilité. Portée par la direction des finances et des achats, cette initiative vise à recruter en interne des experts en comptabilité, budget et achats dont les profils sont difficiles à identifier. Des compétences techniques étant requises, le recrutement via la gamification permet de tester les compétences de façon ludique, mais aussi les « soft skills », c’est-à-dire le savoir-être. Si l’outil est livré clé en mains, l’expérimentation invite les services à déterminer leurs attentes en termes de profils et à se questionner sur leurs propres enjeux. « C’est un moyen innovant de faire venir candidats, de les fidéliser mais aussi d’exiger de notre part, une innovation, en interne. On ne doit pas cesser de se questionner et d‘évoluer en se modernisant », estime celle qui est à l’origine de la création de Rhizome au sein de la Ville de Paris.

 

Double expérimentation législative et d’innovation

 

L’enthousiasme est au rendez-vous : il faut dire que le contrat d’expérimentation a été signé en moins de trois mois. Une facilitation permise par le décret du 24 décembre 2018 qui donne la possibilité de faire de l’innovation sans mise en concurrence, jusqu’à un montant de 100 000 €, la Ville étant soumise aux codes des marchés publics. « Le décret venait de sortir, il n’avait jamais encore été appliqué et il a fallu convaincre nos juristes – et ceux de Bercy, frileux dans l’application du décret - que faire l’expérience avec une startup, c’est innovant car cela porte la transformation de la collectivité ». Bercy sortait justement en parallèle un guide d’application de ce décret et l’expérimentation avec Goshaba est arrivée à point nommé pour y servir d’étude de cas. La simplicité d’usage de Goshaba a fini de convaincre toutes les parties prenantes.

 

Pour ces expérimentations, les planètes se sont alignées : « la signature, la grande mobilisation en interne de la part des agents de la ville, beaucoup de répondant, des délais courts, avec des personnes qui comprennent à la fois ce que l’on fait mais aussi ses avantages et ses limites et qui sont capables, en fonction de cette analyse, de réunir un certain nombre de partenaires autour de nous. Bref, un travail de qualité, avec des personnes engagées, ce qui nous met dans un contexte de réussite », admet Camille Morvan, pour qui un client comme Paris est une véritable vitrine pour la suite.

 

« Les bénéfices côté ville ? Cela nous porte dans notre transformation, dans le sens où l’on s’interroge sur nos pratiques et nos capacités à évoluer ». La Ville de Paris travaille actuellement avec d’autres startups, comme Bonanza, pour le pré-recrutement d’apprentis en situation de handicap. « Pour le reste il faut laisser les choses mûrir », conclut Véronique Franck-Manfredo.

 

En savoir plus sur le la plateforme d'innovation Rhizome

Photo by Andrew Neel on Unsplash

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