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[#DroitsdesFemmes] "Je bichonne les start-uppeuses pour qu’elles réussissent et donnent envie à d’autres femmes de se lancer dans l’aventure !"

07.03.2017

Le 8 mars 2017 se tiendra la 42ème journée internationale de défense des droits des femmes. A cette occasion, Paris&Co a été à la rencontre de Marie-Xavière Wauquiez, qui fait partie de la team Paris&Co depuis septembre 2015, et l’a interrogé sur son métier et sa place en tant que femme dans le monde de l’entreprise.

  • Paris&Co Marie-Xavière, peux-tu te présenter rapidement ?
    Je suis ingénieure de formation, j’ai bientôt 43 ans et je suis entrée chez Paris&Co en septembre 2015 pour créer la plateforme d’innovation consacrée à la logistique et à la mobilité, récemment rebaptisée le Rolling Lab.

     
  • Expliques-nous ton métier et tes missions principales ?
    Une plateforme d’innovation est un écosystème au sein duquel on retrouve des partenaires grands comptes, des insitutionnels et des start-ups ! Mon rôle est de rendre cet écosystème le plus riche et le plus dynamique possible, pour que les start-up y trouvent un climat fertile et propice à leur développement.

     
  • Certains domaines professionnels sont principalement composés d’hommes, notamment celui de la mobilité, où tu as exercé auparavant. Quel est ton ressenti sur cette expérience en tant que femme dans ce secteur ?
    Le Rolling Lab est en effet dédié à deux secteurs qui ne brillent pas - encore - par la parité au sein des équipes mais la situation change petit à petit. Les professionnelles qui ont gravi les échelons dans les grandes entreprises emblématiques (RATP, SNCF, Peugeot, etc.) ont très souvent à cœur de contribuer à ce changement et prennent des dispositions pour que les femmes soient plus présentes à tous les échelons et soient aussi plus attirées par les multiples métiers qu’on trouve dans ces organisations. Elisabeth Borne, la présidente de la RATP, s’exprime régulièrement à ce sujet.
    En ce qui concerne mon ressenti, il est clair que ce sont des métiers qui ont encore une image très orientée « véhicules » dans l’esprit du grand public alors que ce secteur est passionnant car la mobilité, c’est vraiment le marqueur de notre époque. J’ai eu de la chance de toujours travailler avec des collègues respectueux mais ce n’est pas toujours facile d’être la seule femme dans certaines réunions.

     
  • Le secteur de l’innovation n’échappe pas à cette règle et le pourcentage de femmes dans les domaines de l’innovation et des start-up reste très faible aujourd’hui. Quels sont selon toi les « avantages » et les « inconvénients » d’être une femme dans ton métier actuel ?
    Je ne ressens ni avantage ni inconvénient dans mon métier qui est assez spécifique et je suis en contact avec beaucoup de femmes, en tout cas chez les grands comptes avec qui j’interagis fréquemment. Quant aux start-uppeuses que j’accompagne, j’avoue les « bichonner » un petit peu pour qu’elles réussissent et donnent envie à d’autres femmes de se lancer dans l’aventure !

     
  • Petit à petit, le fameux plafond de verre semble petit à petit se fissurer ... Après la nomination d’Elisabeth Badinter comme présidente du conseil de surveillance de Publicis et Sophie Bellon comme présidente du conseil d'administration de Sodexo, la nomination en Mai dernier d’Isabelle Kocher à la tête d’Engie faisait passer à 3 le nombre de femmes présentes parmi les conseils d’administration des entreprises du CAC 40. Que penses-tu personnellement de la place des femmes dans les entreprises et les directions ?
    Il y a globalement une prise de conscience que la mixité est une bonne chose pour la performance – économique - des entreprises et cela fait bouger les choses. Des lois ont été votées pour faire bouger les choses, notamment au niveau de la composition des conseils d’administration. Mais les changements sont culturels et donc forcément longs à produire des résultats. Toutes les femmes doivent participer à faire bouger les choses dans leurs propres organisations !

     
  • Es-tu investie à titre personnel dans des initiatives pour la défense des droits de la femme ? Si oui, de quelles manières?
    En 2015, j’ai organisé à titre bénévole une conférence dédiée aux questions de mobilité avec uniquement des intervenantes. C’était une première mondiale ! Le parti pris était très fort car en réponse aux dizaines de conférences et colloques divers sur le même sujet, au panel 100% Hommes. La réussite de cette conférence « Femmes en Mouvement – Partager l’Audace » a permis de montrer qu’il y avait déjà des expertes et des professionnelles dans ce domaine et qu’on pouvait leur donner la parole ! A mon sens, cela fait partie des actions nécessaires pour que les femmes se sentent légitimes et s’assoient à la table pour reprendre les mots de Sheryl Sandberg dans ces secteurs d’activité, extrêmement importants dans l’économie et la société.