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[#DroitsdesFemmes] "Au sein de Paris&Co, nous avons dépassé la parité avec 63 % de femmes !"

08.03.2017

Le 8 mars 2017, c'est la 42ème journée internationale de défense des droits des femmes : à cette occasion, Paris&Co a été à la rencontre de Karine Bidart, Co-Directrice de Paris&Co depuis un an, et l’a interrogé sur son métier et sa place en tant que femme dans le monde de l’entreprise.

  • Paris&Co : Karine, peux-tu te présenter rapidement ?
    Diplômée de l’Université Lomonossov de Moscou et de l’EM Normandie, j’ai débuté mon parcours au sein de multinationales du secteur agro-alimentaire et de l’industrie papetière dans les négociations commerciales avec les centrales d’achat. J’ai ensuite rejoint les filiales en Finlande, puis en Afrique du Sud, et j’ai coordonné au niveau mondial le développement des grands comptes de la cosmétique et de l’industrie pharmaceutique. En 2009, j’ai rejoint Paris Développement, l’agence de développement économique de Paris pour mettre en place une stratégie de prospection internationale, et j’ai pris la tête de cette agence en 2011. En 2015, elle a fusionné avec l’agence d’innovation de Paris pour devenir Paris&Co, dont nous avons alors pris la co-direction générale avec Loïc Dosseur.

 

  • Peux-tu nous expliquer ton métier et tes missions principales ?
    Le directeur général a pour principales missions de porter et de communiquer une vision pour l’agence, d’estimer les enjeux internes et externes, de définir une stratégie et des objectifs pour chacun de ses métiers, de gérer et d’animer les instances de l’agence (Bureau, Conseil d’administration, Comité de Direction). Conjointement avec Loïc Dosseur, nous encadrons une équipe d’un peu plus de 50 personnes, et nous sommes responsables du budget de l’agence. L’une des tâches du directeur général est d’assurer le développement de l’agence, de ses ressources et de la représenter et d’entretenir un réseau complexe, alors que Paris&Co est au cœur de tout un écosystème : relation avec les élus, les institutions, les acteurs économiques, etc…

 

  • Au quotidien, tu es amenée à travailler avec différents corps de métiers (start-up, partenaire de grands groupes, institutionnels), est ce que tu remarques le manque de femme dans certains domaines et lesquels en particulier ?
    Je constate que dans le secteur du développement économique et de l’accompagnement des entreprises, la proportion de femmes est assez élevée. Au sein de Paris&Co, nous avons même dépassé la parité avec 63 % de femmes ! Mais certains secteurs doivent encore se transformer, et je regrette en particulier que les femmes qui entreprennent dans la tech restent minoritaires. A titre d’exemple, le financement des start-up peut donner une illlustration : en 2015, les femmes n’ont représenté que 15 % des levées de fonds et 10 % des montants levés. Mais le dernier baromètre 2015 réalisé par Girls in Tech indique que les fondatrices ont levé 3,5 fois plus que l’année précédente, et que le montant moyen levé par les femmes a doublé par rapport à l’année précédente. On voit que les choses sont en train de changer.

 

  • Tu es co-directrice de Paris&Co depuis maintenant plus d’un an. Cependant le nombre de femmes accédant à des postes à haute responsabilités en France et dans le monde demeure encore très faible. Pourquoi selon toi, et que penses-tu de cette situation ?
    Je pense qu’une part importante du problème provient du fait que de nombreuses étudiantes hésitent à se lancer dans des carrières scientifiques ou managériales. Avant même de combattre les inégalités et les discriminations, il est essentiel de lutter contre l’autocensure, et de convaincre les femmes de se lancer dans ces filières, d’autant plus que nous avons des centres d’excellence en France ! Et il faut aussi qu’elles sachent qu’en choisissant des domaines où les hommes sont majoritaires, les femmes ont souvent plus de chances de réussir.

 

  • Le domaine de l’innovation et des start-up n’échappent pas non plus aux statistiques, et le pourcentage de femmes entrepreneuses reste lui aussi très bas. As-tu un mot à dire à ses entrepreneuses cachées qui n’osent peut être pas se lancer ?
    On constate depuis ces dernières années que la création de start-up devient un objectif de plus en plus attractif pour les jeunes diplômés. Ce changement de mentalité devrait aussi encourager davantage de femmes à suivre les filières plus technos ou à se lancer avec un nouveau projet. Par ailleurs, on voit de plus en plus de femmes connaitre des carrières spectaculaires à la tête de pépites de la scène tech. Ces femmes bénéficient d’une plus grande visibilité, en France et à l’international, cela doit permettre de rassurer les femmes qui hésitent à se lancer. De nombreuses structures aident les réseaux de l’entrepreneuriat féminin, et leur permettent, au sein d’événements bien souvent mixtes, de donner davantage la parole aux femmes qui réussissent et qui souhaitent partager leur expérience pour inspirer de nouvelles vocations.  Nous avons hâte de voir de nombreuses femmes se lancer dans leur projet de création d’entreprises, car la scène start-up est en ébullition, les femmes doivent absolument en être un acteur à part entière !